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Quel délice de constater qu’il y a des substances
Qui nous font voir des anges en plein enfer
Tout en se forgeant de folles chimères
Au diable les laideurs de la banalité
Au diable les tortures de la réalité
J’ai soif de liberté et de constance
Sources de délivrance morale
Ultimes refuges pour braver le réel
Accrochés à des mirages
Les esprits nichent sur un nuage
Plantes vertigineuses suscitant des jouissances
Et qui érigent un monde aussi radieux que la nitescence
Ô douleur morbide!
Ouvre la grille
Et laisse s’envoler l’être que tu as écroué
Spiritualité gracieuse!
Aie pitié de moi et gave moi de rêves, dont je suis imprégnée
Tu sirotes la douleur qui mine les cœurs et les esprits
Et tu entraines toutes les âmes moroses
À se réfugier dans un paradis d’ivresse
Les rêves sont mon agréable sommeil
Alors, marchez à petits pas
Ne me chipez pas cette joie
De m’adosser contre des merveilles
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