![20210301_141729[1]](https://ecrirelirepenser.com/wp-content/uploads/2021/03/20210301_1417291.jpg)
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En forme elle débute la journée en se lavant
Ses mains frottent juste assez ses formes, ses rondes formes.
Frotte, frotte par ci par là le savon glisse partout.
Fomente en son esprit un plat cuisiné qui se mange à deux.
Une poulette à la carotte du jardinier cueilli dans les champs
Point de carotte, point de champ, qu’une chair de poule mouillée.
Elle poursuit, tente de lessiver ses envies galopantes.
Entretemps le café perco bout comme elle d’ailleurs.
Elle coure nue s’en verser une tasse, une grosse tasse.
S’allonge sur le sofa oublie le store ouvert.
Détrempée se réchauffe en buvant. Ouf! C’est brulant.
Attirée par un bruit, intriguée elle se tourne la tête.
Un gros nez, des yeux bleus la fixe par la fenêtre.
Elle le reconnait, c’est son laitier, comme d’habitude il a trait toute la matinée.
Il a en main son litre de lait et sa crème fraiche.
Toujours humide elle invente un jeu, se sent dispos pour cuisiner.
Des mains chaudes m’inspirent.
Consternée, il s’en va, Tant pis.
Mais non, Il entre par la cuisine, dépose ses vêtements
Monte à l’étage se glisse dans son bain à elle.
Se frotte et se frotte s’asperge éclabousse se dépêche
Assoupit son esprit s’imagine attraper au lasso son mari laitier
Et elle déverse sur lui la crème le lait le boit d’un trait.
Il descend, il sent bon et il lui tend une belle fleur rouge.
