Les réseaux sociaux (Marie-Andrée Mongeau)

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Il y a eu, au début, les lettres de papier, puis le téléphone, et enfin les courriels, qui combinaient l’avantage des deux premiers sans en avoir les désavantages. Les lettres de papier prenaient du temps à arriver, mais on prenait notre temps pour les écrire et elles étaient non-intrusives. Les destinataires les lisaient au moment de leur choix. Les courriels ont les mêmes avantages mais en plus, ils sont envoyés instantanément.

Quand les gens avaient envie de partager leurs émotions, ces moyens étaient utilisés, pour parler d’âme à âme à son interlocuteur. Mais le public était restreint. On ne pouvait toucher que ceux dont on connaissait l’adresse, ou le numéro de téléphone.

Avec le développement de l’internet, se sont mis en place des salons de clavardage général. Tous ceux qui étaient en mal de contacts humains y étaient. Tout le monde y papotait, choisissant un salon selon ses affinités. On pouvait y rejoindre des gens de partout, de parfaits inconnus, on tissait parfois des liens, parfois des trolls y sévissaient, phénomène nouveau dont on ne savait comment se débarrasser.

Puis est venue la mode des blogues. Un moyen de s’exprimer, de se raconter à des connus ou des inconnus, mais en gardant le contrôle et en étant le héros en permanence. Ceux qui le voulaient bien s’abonnaient à notre blogue et pouvaient suivre nos aventures. On se développait un fan club, qui commentait. On avait un compteur de visites et on surveillait ainsi sa notoriété. L’ennui, c’est que bientôt, tout le monde avait son blogue, tout le monde racontait ses aventures. L’internet était noyé sous le nombre de blogues, l’audience s’éparpillait et l’intérêt s’est vite estompé.

Ensuite est venue l’époque des forums. Classés encore une fois par intérêt, ils attiraient des groupes de gens qui se liaient ensuite d’amitié ou même des gens qu’on détestait mais qu’on finissait par aimer détester.

De nos jours, tout ça a été balayé par le RÉSEAU SOCIAL. Plus facile encore. On poste tout et n’importe quoi, tout le monde et n’importe qui nous lit, commente, partage. On peut même devenir viral, ce qui est devenu un objectif à atteindre, la preuve ultime de la qualité de ce qu’on poste.

Quant à moi, mon seul intérêt est que j’aime bien jouer à des petits jeux à la con, le matin en buvant mon café. C’est la seule chose qui m’ait motivée à m’inscrire sur le réseau social à la mode, avec tout ce que ça comporte. On se rend vite compte qu’il s’agit d’un réseau tentaculaire, qui se nourrit par lui-même et qui nous envahit.

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Les jeux

Lorsqu’on s’inscrit sur un jeu, aussitôt on s’enfonce dans l’enfer de la dépendance. Et on cherche aussi à entraîner les autres. Ça se joue entre amis (lisez plutôt «contacts») : plus on en a, plus on a de bonus.

Ces jeux, aux noms et aux styles infantilisants, sont pleins de bonbons, de biscuits, de gaufrettes. Non, ça ne s’adresse pas aux petits enfants. Il est évident que ceux-ci n’ont pas de carte de crédit, donc aucun intérêt. Ça s’adresse à des adultes. Et malgré ça, les concepteurs s’obstinent à nous faire croire que c’est destiné aux tout-petits. Ou bien les concepteurs sont-ils eux-mêmes des tout-petits ? C’est ce qu’on est porté à croire en voyant les fausses marionnettes qu’un enfant de quatre ans pourrait dessiner.

On voit, entre les actions, pour présenter le jeu ou toute autre communication, des marionnettes. Déjà, à l’époque des vraies marionnettes, le défi était de les faire les plus vivantes possible, d’éviter que l’on ne voie les fils, la main, ou ce qui les contrôlait. Alors pourquoi, au vingt-et-unième siècle, doit-on faire face à des marionnettes qui, en plus d’être statiques, sont mues pas un simple bâton, qui font des sauts pour avancer, comme si elles étaient contrôlées par un enfant de deux ans ? Mais quel est le but ?

On devient complètement débile lorsqu’on joue. Encouragé par les «OH LA LA !», les «BRAVO !», les «SENSASS» et autres superlatifs apparaissant à l’écran à chaque coup, on en vient à se prendre pour le Dieu de l’Univers. Seul devant son écran, on se surprend même, lors d’un petit succès, à esquisser une danse de victoire en se trémoussant sur sa chaise, s’exclamant «Je suis trop fort !» et fredonnant, avec un bec de canard, «I’m too sexy for my love…». Et en se croyant !

Chaque étape du jeu suscite une multiplication des clics, comme si les concepteurs avaient décidé que ce qui était amusant était de «cliquer». Un petit succès ? l’info-bulle «Formidable !» vous apparait, sur laquelle vous devez cliquer pour partager le fait que vous êtes formidable avec tous vos contacts. Vous ne désirez pas partager ? Cliquez sur le «x». Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas partager ? Oui. Cliquez encore.

Est-ce que le CLIC provoque une montée d’endorphines ? Est-ce vraiment si satisfaisant d’appuyer du doigt sur le bouton de sa souris ? Une étude a-t-elle été faite à ce sujet ? On sait que dans ce très lucratif marché, tout doit être calculé pour faire encore plus d’argent. Il y a donc certainement une raison à ça… mais laquelle ? Personnellement les CLICS me font profondément chier. Et quand on est bien accro au jeu, les règles changent insidieusement pour insérer de plus en plus de CLICS totalement inutiles. Ils étirent l’élastique (je ne sais toujours pas dans quel but) jusqu’à ce que des joueurs se tannent et vont voir ailleurs s’ils y sont.

Si vous persistez, les concepteurs trouvent encore moyen d’ajouter des façons de vous faire faire «CLIC». Leur imagination est sans limite. Lorsqu’une nouvelle trouvaille arrive, vous vous faites prendre en jouant trop vite et vous vous retrouvez pris dans un engrenage de clics. On cherche vainement le but ultime pour nous faire chier comme ça. On se dit «Ah peut-être pour les Jeunes…» (Le «Jeune» étant un concept mystérieux, limite robot, représentant ceux qui sont «nés avec le clavier dans les mains»). D’ailleurs on peut supposer que les concepteurs sont eux-mêmes des Jeunes. Ah, ça explique tout. Tout ? Pas nécessairement. Peut-on aussi supposer que les concepteurs n’ont pas nécessairement l’intelligence de comprendre le monde dans lequel ils vivent ? Limite un peu incompétents…

Voulez-vous acheter un bonus pour 30 pièces d’or ? Les pièces d’or sont en vente pour 10 $ à la banque du jeu, veuillez fournir un numéro de carte de crédit. Parfois, nous avons droit à une promotion incroyable ! Ils nous vendent du vent à 40% de rabais ! Vous déclinez ? On vous demande avec sollicitude (sollicitation ?) si vous êtes bien certain, car ce rabais ne reviendra pas ! Malheureusement, il revient à tous les jours. Une autre raison de faire un CLIC.

Les animations à la con sont interminables. Vous avez réussi un niveau ? Votre pion avance sur la carte, avec une lenteur exaspérante, arrive à l’étape suivante, s’arrête en faisant un rebond au ralenti et finalement s’immobilise complètement. Cliquez pour partager.

Vous êtes encouragés à jouer avec vos amis pour obtenir encore plus de bonus ! Vous acceptez donc n’importe qui comme contact, pourvu qu’ils vous envoient des bonus. Certaines personnes semblent tenir une liste serrée de contacts pour surveiller s’ils reçoivent des bonus journaliers. Et malheur à eux si vous ne le faites pas ! Il peut s’en suivre des véritables conflits, pouvant aller jusqu’au châtiment suprême : le bannissement de la liste d’amis !

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Les amis

Combien d’amis avez-vous ? Tout de suite, on peut spontanément dénombrer nos amis avec exactitude, sans nuances aucunes. Il suffit d’ouvrir son profil de réseau social pour voir apparaître le nombre d’amis.

«Si tu es vraiment mon ami(e), écris un mot et partage ceci». «Seuls mes véritables amis partageront ceci». Voilà le chantage à l’amitié. Un autre effet pervers de l’appellation «amis».

«Feras-tu partie des 3% qui osent partager ?» Euh… qu’y a-t-il de si courageux à partager un post ? Et malheureusement, c’est 97% qui vont partager, contribuant à la pollution visuelle.

Dernièrement, un message circule au sujet d’un nouvel algorithme sur les réseaux sociaux qui permettrait à ceux-ci de choisir pour vous vos amis. Vrai ou pas ? Aucune idée. Mais peut-on un peu sortir de ce paradigme et réaliser que personne ne peut choisir nos amis à notre place ? Sommes-nous dépendants à ce point des réseaux sociaux que nous nous devons de combattre des complots qui nous empêcheraient de voir ce que nos amis (contacts) font ?

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On nous flatte dans le sens du poil

«Seulement 4% de la population peut voir ceci !» S’en suit un petit test de vue, que seuls les daltoniens, trouble qui afflige environ 4% de la population, ne peuvent pas réussir.

«Test de QI !» Vous répondez à cinq questions de culture générale populiste, deux questions de calcul de table de multiplication, trois questions d’orthographe basique, et on conclut que vous avez un QI de 140, que vous frisez le génie et que vous êtes plus intelligent que 98% de la population. Flatté, vous allez, comme on vous le suggère, partager. Tous vos amis, invités à faire le même test, réussissent avec autant de brio. Vous et vos amis êtes vraiment des personnes formidables.

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Les pensées profondes

Elles sont inscrites sur un fond carré coloré (fourni par le réseau social), ou sur un fond de T-shirt, ou encore sur les pages d’un livre ouvert aux pages parcheminées. Comme si le cadre donnait de l’intérêt à une réflexion somme toute banale. On peut y lire des choses telles «Aujourd’hui, il pleut» ou bien «Bonne journée».

Dans le meilleur des cas, on a des «pensées profondes», souvent attribuées à Einstein, ou Gandhi, ou même Protagoras d’Abdère : il s’agit d’une phrase-type qui semble tirée tout droit du Sécrétion des Rides Indigestes. À partager, bien sûr.

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On suscite votre indignation!

Pour alimenter la vertueuse indignation de la population (avec beaucoup de «j’aime» et de «partage»), le truc c’est de comparer l’incomparable : des prisonniers avec des aînés, des sans-abris avec des réfugiés… Chiffres (à peine modifiés, à peine tripotés) à l’appui,  avec des qualificatifs faisant appel à la fibre patriotique (devenue racisme), aux bons sentiments (qui prennent le pas sur la raison). Ça permet de faire passer des idées fascistes tout en restant du bon côté de la rectitude politique.

On est contre l’immigration ? Allez ! Déclarons que les réfugiés reçoivent 3 000 $ par mois à se pogner le beigne alors qu’un travailleur bien de chez nous, au salaire minimum, se tue au travail pour 1 800 $? INJUSTICE ! PARTAGEZ ! Vite, pesez sur le piton avant de réaliser qu’il s’agit d’une allocation de départ et non mensuelle et que de toute façon les chiffres sont faux.

Le gouvernement donne de l’argent aux réfugiés alors que nous avons ici des itinérants qui crèvent de faim ? INJUSTICE ! PARTAGEZ ! Dommage que tous ceux qui partagent ces posts ne partagent pas leur pain avec les itinérants…

Il y a du steak dans l’assiette des prisonniers alors que nos aînés mangent des patates en poudre reconstituées ? INJUSTICE ! PARTAGEZ ! Même si à côté du steak des prisonniers il y a des patates en poudre reconstituées et qu’à côté des patates en poudre reconstituées des ainés il y a du steak. Même si l’ainé pèse 40 kg en moyenne alors que le prisonnier en pèse 80. Oui, ça coûte plus cher de nourrir un prisonnier qu’un aîné. Bien sûr que je ne prône pas la malnutrition chez les aînés et que je ne nie pas la situation non plus, mais faire une remarque sur l’illogisme de la comparaison m’attirerait les foudres des bien-pensants.

Tout le monde sait qu’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. Et qu’on peut dire n’importe quoi tout court sur les réseaux sociaux. Personne ne prend la peine de vérifier.

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Les vidéos (cutes ou pas)

Des chats, c’est «cute», chacun le sait. Des centaines de milliers de personnes ont des chats à la maison. Ils sont «cutes». Alors pourquoi partager à l’infini la même vidéo de chat «cute» alors qu’on peut regarder son propre chat à la maison ? Il ne faut pas s’inquiéter pour le voisin qui va rater les exploits «cutes» de votre chat. S’il aime les chats à ce point, il a probablement lui aussi son propre chat qui lui fait un spectacle («cute», il va sans dire…)

Quand un vidéo se passe de mots ou de narration, quelle est l’idée de vouloir à tout prix meubler le silence en y mettant de la muzak en trame de son. Insupportable ! Ces vidéos ne sont parfois qu’une suite de diapos avec des phrases arrivant avec une lenteur exaspérante, chaque diapo succédant à la précédente avec une petite animation digne des présentations power point de 1990.

On sait lire, cette succession de phrases passerait tout aussi bien en un seul texte continu. Si on en est rendu que pour attirer l’attention sur son histoire il faut absolument la mettre phrase par phrase en gros caractères, la faire arriver au compte-gouttes, sous un fond de musique abrutissante, on est rendus collectivement bien bas.

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Partagez !

Un chien disparu ? Une voiture volée ? On est vite sur le piton, dans notre détresse, à demander de l’aide, à l’offrir, à partager. Et les amis partagent aussi. Ainsi que leurs amis. Résultat ? Ça fait trois ans que le chien a été retrouvé, que les assurances ont remboursé le propriétaire de la voiture, mais la requête tourne toujours et tournera jusqu’à la fin des temps. Pas de date d’expiration, ni même de lieu. Si j’ai perdu mon chien à Saint-Gabriel au Bas-St-Laurent, inutile d’alerter les gens de Falmignoul, en Belgique.

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Les putaclics

Pendant les animations à la con dans les jeux, notre œil erre vers les trucs idiots sur le côté de l’écran (ah, tiens, ça sert à ça les animations à la con !).

Ça commence par «Cette mère de famille…» (et là, ce qui suit n’a aucun rapport avec le fait que la madame en question a procréé ou pas…) et ça se termine par «…vous n’en croirez pas vos yeux !». On vous garde le «punch». Votre curiosité est aiguisée, vous avez envie de cliquer, pour voir ce que la mère de famille a bien pu faire pour que vous n’en crussiez pas vos yeux… Mais vous êtes rusé ! Vous allez plutôt chercher des indices dans les commentaires, nombreux.

Autre variante de la mère de famille : «il» ou «elle». En effet, on peut trouver «Il (ou elle)… (verbe au choix)… du… (complément au choix)… sur son … (nom commun au choix)». Les prépositions entre les mots à choisir peuvent aussi varier mais invariablement le résultat va vous renverser (ou vous faire tomber sur le cul). Il dépose du café sur son pantalon. Le résultat va vous renverser ! Elle applique du sel sur son visage. Le résultat va vous renverser ! Les plus naïfs ont vraiment envie de voir le résultat, certains sont curieux de voir en quoi déposer du café sur un pantalon peut être renversant… D’autres rusés lisent les commentaires.

On montre la photo d’une célébrité en larmes (pas sa meilleure photo, il va sans dire) avec, en guise de légende : «Si les rumeurs se confirment, sa vie ne sera plus jamais la même !» Notre intérêt est supposé être aiguisé.

«Les médecins sont en colère… contre cette mère de famille (encore elle ?) qui a trouvé un remède simple et naturel contre le cancer (ou autre maladie, qui, on le sait bien, enrichissent les médecins).» Bien sûr ! Chacun sait que les médecins complotent pour garder les gens en mauvaise santé pour faire plus d’argent.

Un phylactère surmontant la photo de Bill Gates vous informe que si vous partagez, il vous enverra 5 000 $, parce qu’il est temps pour lui de partager son magot. Et hop ! De partager illico, car on ne sait jamais ! Même s’il existe des centaines de variantes à l’intérieur de phylactères sur la même photo de Bill Gates.

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La manipulation

Sous prétexte de bons sentiments, on se fait manipuler.

On vous encourage à écrire «Amen» sous une photo quelconque représentant une icône religieuse ou bien un enfant qui fait pitié. Pourquoi ? On prétend que chaque partage de la photo d’une petite fille à l’hôpital va fournir 1$ pour sa greffe de rein. Par quel mécanisme l’argent arrive-t-il ? Et peut-on réaliser qu’un rein, ça ne s’achète pas, que ce serait plus efficace de signer sa carte de donneur d’organe ?

Je me demande, si je dis bonjour… combien de personnes me répondront ? Pas moi certain.

On a aussi sa variante, en plus glauque : «Ma mère m’a dit que personne ne voudrait cliquer j’aime sur ma photo parce que je suis handicapé», suivie par une photo d’handicapé. Premièrement, quelle mère dirait ça à son fils handicapé (ou non d’ailleurs) ? Aucune. Deuxièmement, quel handicapé mettrait une photo de lui sur les réseaux sociaux juste pour se faire prendre en pitié ? Aucun. Et troisièmement, quelles sortes de personnes ne se posent pas les deux premières questions et partagent ? Et bien presque tout le monde, croyant ainsi faire plaisir à l’handicapé en question qui serait certainement le plus embarrassé s’il savait qu’il était l’objet d’un tel trafic !

Quant à ceux qui se demandent si, dans le cas où ils viendraient frapper à notre porte à 03h du matin avec les larmes aux yeux, on leur ouvrirait, ils s’attendent à ce que leur audience leur réponde que bien sûr, ils ouvriraient leur porte. Je rappelle qu’il y a parmi les contacts, des gens qu’on ne connaît pas du tout, qui sont là uniquement pour jouer à des jeux, mais qui répondent tout de même, pour ne pas avoir l’air ingrat. Moi, ce que je me demande, c’est combien de ces personnes qui répondent présent sur le réseau vont donner leur adresse personnelle (oui, oui, le numéro de porte et le nom de la rue) pour mettre à l’épreuve l’amitié indéfectible qui lie les contacts de réseaux sociaux…

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On se fait justice!

La photo d’un présumé criminel circule. Sa vie est finie, même s’il est innocent. «Partagez le plus possible, cet homme est soupçonné de…» Où qu’elle aille dans le monde, cette personne sera stigmatisée à vie, qu’elle ait été soupçonnée d’enlèvement d’enfant ou bien de vol de mobylette, qu’elle ait été lavée par la suite de tout soupçon ou pas. Une arme bien dangereuse à mettre entre les mains de n’importe quel tata qui s’ouvre un compte FB et qui s’arroge le droit de juger. Notre système de justice ne sert plus à rien, chaque personne avec un compte FB est devenue juge, juré, victime et témoin.

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Je mets ce que je veux sur mon mur!

Dès qu’une publication suscite un commentaire mitigé ou bien une opinion contraire, la guerre est prise ! Oui, tu mets ce que tu veux sur ton mur, mais si ton mur me saute dans la face, il peut arriver que j’aie envie de répondre.

Une personne peut avoir envie de partager sa détresse à tout venant et poster «Je suis terriblement malheureux (ou malheureuse)». Aussitôt, l’audience, pleine de bonnes intentions, lui demande ce qui se passe, pour se faire répondre que ce n’est pas de ses affaires et qu’on peut poster ce qu’on veut sur son mur sans qu’il ne soit besoin de s’expliquer. Fort bien. Mais dans ce cas, ne viens pas nous faire chier avec tes états d’âme.

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Comment s’en sortir?

Parfois l’exaspération est à son comble. On est tenté de répondre, ou bien de poster à notre tour une parodie de ces trucs idiots.

On vous suggère, à toutes les actions, tous les visionnements, de partager, d’aimer. Ainsi, si au comble de l’exaspération je réagis, ne serait-ce que par une imitation débile, il y aura toujours quelqu’un pour trouver ça bon, pour aimer et pour partager, alimentant ainsi le cercle des publications qui tournent, qui deviennent virales (quel mot atroce !).

On tourne en rond… on se trouve pris à notre tour dans l’engrenage sans fin.

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