![20210301_141729[1]](https://ecrirelirepenser.com/wp-content/uploads/2021/03/20210301_1417291.jpg?w=470)
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Sous cet arbre unique imposant de fleurs
Aucun autre autour de près ne lui créait ombrage
D’apparence ne se nommait pas pommier du Québec
Mais ses racines s’enracinent rose un Laurier d’Afrique
Sous son panache penchant débordant fleurit pétales au vent
Nous dégustions un thé vert menthe chaud de brise saharienne
Sucré amer comme les mots à se dire à venir
Le citronnier garni à plein de fruits oblongs dans la cour arrière parfumait
Nos délices supplices ajoutant à l’attente sa fraîcheur acidulée
Le silence pris place emmurant les murmures sous le sable se turent
Il m’a fallu que je le vive pour en arriver là à l’écrire
Ces mots que mon jardin en pleure l’écume
Comme l’eau océane des marées me lèche
Le gravier pavé de mes intempéries morcelle
La statue de sel de notre désert infini patient
Là où nous étions à nous dire adieu
Un monde nous sépare
Un désert nous unit
Ton océan me lave
Ma rivière le Saguenay se souvient
Elle nous accueille avec ta famille
Plus grande et la mienne s’ajoute
Nous déjouons les principes par le pardon
Le pont de l’amitié restauré
Pour nous et nos descendants
La terre vaste nous la tenons
