![20210301_141729[1]](https://ecrirelirepenser.com/wp-content/uploads/2021/03/20210301_1417291.jpg?w=470)
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Intempestif s’adoucit
Séduit enjoué comme jamais
Parti en guerre le voilà qu’il revêt un air de fête de ses ballons melons
Un changement récent radical l’entraîne il laisse tomber son fusil ses mots aigris
Le charme davantage ses contrées d’elle sa vallée
Petit lieu où il jouait à compter les moutons dessus à se perdre
Une découverte blanche colombe lui roucoule sans détour
Des mots qu’elle chante à sa fenêtre du lever au coucher
Son audition mélodieuse l’incommode un peu
Sa nature suspicieuse en a tant connu des fourberies
Fourberies du monde des petits meurtris des amoureux fougueux
Partir serait salutaire explorons un coin plus loin de tout sauvage
L’expérience le conduit il arpente un sentier en pente abrupte
Seul s’en délecte en son centre que cet éclaboussant automne
Couleurs vivent agrandit ses pupilles pour les retenir
Une envie folle de les survoler à vol d’oiseau
Les retenir toutes ces teintes ses formes d’un seul battement
Détourne le regard un bruissement le questionne sans peur
Lui retient son souffle devant une chair nue,
Une peau se dore au soleil endormie un chapeau voile son visage
Sur une roche perché au-dessus du vide un épervier
La pluie munie du soleil en fines gouttes perle la dorée de celle qui dort encore
Immobile à contempler ce que le destin de sa nature généreuse a mis pour lui
Silencieux retenant ses ardeurs son bonheur il imagine des ballons autour d’elle
Ballons flottant disposés pour qu’à son réveil elle ne voit qu’eux sur un ciel bleu
Charmant lui discret se maintiendrait loin le temps qu’elle s’émerveille s’habille
Une convention sociale impose sa conduite à moins que je me dévêtisse
Une idée trop choquante attaque la morale comme une bête féroce
La scène tellement ineffable juste cette dernière pensée lui dévoile
Un homme de chair avec des appétits des désirs brûlants l’expose ainsi
Sa tête la laisse de côté amplifie ce qui monte en lui
Le silence le merveilleux silence complet en soi
Il redescend la pente à toute vitesse de peur de changer d’idée
Il court chez le marchand pour acheter des ballons qu’il dispose tel que son désir
Une note l’accompagne ainsi que des mots qui lui donneront l’envie
Le téléphone sonne c’est elle la dame de cœur son automne délicieuse
La suite dans un autre texte du monde intempestif
