![20210301_141729[1]](https://ecrirelirepenser.com/wp-content/uploads/2021/03/20210301_1417291.jpg?w=470)
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Une maison se vide
Ne reste qu’un peu de poussière
De tous ces moments de vous.
La porte se referme
Que reste-t-il de tout cela
Des filaments des fils de l’invisible
Les prochains occupants n’en sauront rien.
Quelques vestiges oubliés mal aimés
Une vielle pelle dans le jardin
L’os du chien et le traineau
La guirlande accrochée dans le sapin
La boite de craie sous la galerie
Votre premier roman dans le grenier
Dedans une lettre d’adieu d’une amoureuse
Sous le papier peint, vos premiers plans d’architecture
Vos fleurs, vos arbres, groseilliers semés plantés avec tant d’amour
Tous témoins silencieux de votre passage.
Puis la jeune fille lira le livre, la lettre sous les arbres
Versera des larmes, sera émue, inspirée
Le jour son couple sous tensions s’en souviendra
Elle vous dédira son premier roman… La craie la pelle et les groseilles
Vous ferez sa préface et son éloge et serez ami
Quand vous quitterez la maison d’autres fils encore
Des liens, la maison les abritent, vous offres en cadeaux
Les fils de l’invisible bien plus puissants, des filaments d’amour.
