![20210301_141729[1]](https://ecrirelirepenser.com/wp-content/uploads/2021/03/20210301_1417291.jpg?w=470)
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Elle s’entendait encore prononcer son nom.
Des années vite passées de l’enfance
Mais elle redoutait tant sa fin sans lui.
Puis le printemps, le sombre derrière
S’affichait l’oubli, l’indisposait.
Insensible, ses sons se sont tus.
Pourtant dedans, grondait si fort, hurlait au sombre.
Réclamait sa lumière, qu’une braise.
Le regard rivé vers le soleil
Elle se contentait d’apparence de l’absence.
Une fine couche de poussière l’immobilisait
Comme un papillon englué dans le miel.
La pluie, les larmes l’averse torrentielle, une providence
Une bien heureuse manne diluant le tout, absout
Décolle les couches de gris, de noir, de sparadrap.
Emporte envies et mes folies de croire
Que ce monde est beau et gentil.
Nue, perlée, apprivoise ce qui est
Loin de l’artifice des colifichets
Des babioles de l’esprit ces pièges à lapin.
Oh courage ! Seras tu au rendez-vous.
Coupe la corde, les amarres, vois au-delà.
Elles vont mes gouttes coulent, ondulent ruissellent, débâcle jaillit.
Déverse à la mer, enserre de tes bras houlent la terre.
Clapotis doux murmures de ma vie, ne reste que ma lumière.
