Les larmes

De ta lettre trop tard envoyée
Je n’ai pas compris les mots
D’amour sur le papier couchés
Ta promesse d’un temps nouveau

Car aveuglé par le soleil couchant
Je n’ai pas vu le soir mourir
Et avant que ne vienne la nuit
Je t’avais déjà trahie…

Et j’ai pleuré…

Les larmes de la honte sont de celles qu’on retient
Chargées de sel comme les eaux des mers mortes
Elles sèchent vite, trop vite
Que pourraient-elles bien féconder ?
Les terres qu’elles baignent sont depuis longtemps désertées.

Puis je suis rentré au pays
Où tu m’attendais vêtue de noir
En deuil de ta mémoire
Et de nos amours enfouies

Car j’ai dû te refuser
Ce qu’à l’autre j’avais promis
Et du projet de rester amis
Il n’en est plus rien resté

Tu as pleuré…

Les larmes qui coulent sur ta joue
Et coulant forment un collier de perles dans ton cou
Sont-elles les larmes de l’amour ?
Se moquant des jours, des mois, des années
Elles sonnent le glas de notre amitié.

Puis les années ont passé
Et les larmes plus jamais n’ont coulé
Autrement qu’en torrent dans mon coeur éploré
Que seule ma fin prochaine pourra endiguer

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