Les beaux printemps en résidence permanente (Richard Monette)

À l’aube, près des hêtres centenaires et fiers
sous un clin de Lune au bleu naissant
j’apporte aux vents des automnes mes fers
et un poème à nourrir les moqueries d’enfants

Transgressions discrètes du sens des mètres
à démesurer l’étant, les nœuds et les crêtes
en de vagues pharmaceutiques tranquillités
où abondent les pilules, oh! Apaisante santé

Oui!
Tous les jours s’y recommencent en de beaux printemps
Il y fait si bien alors aux mémoires éphémères
même l’agressivité faiblarde en déambulateur
n’a de cruel que la présence pâle et rare des heures
nous savons oublier qu’ici nous y quitterons la misère

Mais oui!
Tous les jours s’y recommencent en de faux printemps

À l’aurore, parmi l’existence froissée des pierres
et de ces clins de Lune aux vieux naissants
passe indulgente la distributrice infirmière
et ce poème n’est qu’une moquerie d’enfant

Pendant que
Tous les jours s’y recommencent en de faux printemps
Oh ooooh oui!
Tous les jours s’y recommencent en de beaux printemps

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