De la précarité du cœur et des choses (Pierre Charles Généreux)

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De l’araignée, le fil, tout couvert de rosée
Saura-t-il résister aux attaques du vent?
Nos traces sur le sable à l’assaut des marées,
L’amour que l’on se porte à celui du présent?

Il faudrait mesurer la part de l’éphémère,
Savoir que le bonheur ne luit que dans l’instant.
Aussi, avant de mêler à jamais nos poussières,
Demeurons l’un dans l’autre enlacés un moment.

Je sais que je n’étreins qu’une forme fragile,
Qu’elle pourrait se rompre, se glacer dans ma main,
Que ce cœur tout à moi fait de flammes et d’argile
Pourrait se révéler farouche et sibyllin.

Fort de ce même amour dont nous nous enivrons,
Pour cet éclair de vie, cette tendre étincelle,
Chérissons nos étreintes et volons aux démons
Nos baises affolantes, nos orgasmes éternels.

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