Les ailes (Hélèna Courteau)

M’immerger dans le Lac-à-l’Eau-Claire, en juillet
Pénétrer la maison de l’amant, la porte derrière moi fermée
Ouvrir les yeux aux chants des chardonnerets, sous la tente
Lézarder au mitant du lit, escortée
Glisser sur les planches, légère sur endorphine
Ravie par un film, dans un temps indéterminé
Retrouver les être chers sur le sentier de glace, au soleil de janvier
Retourner au bercail, la lune comme compagnie
Transmettre notre art aux pupilles, à travers les ans
Allonger les rêves, le réveille-matin arrêté
Accéder au seuil des vacances, l’horizon en plan panoramique
Arrimée à la caverne, atmosphère de vautours
Éblouie de désert, nue sous le ciel de minuit
Étourdie de la singularité naturelle du canyon, une gorge creusée profonde
Traverser le village Anasazi sous les falaises, protégée
Franchir deux mille ans, guidée par un descendant Hopis
Chanter une berceuse, à l’oreille du chéri
Tracer comme à la chasse les œuvres inspirées, de Paris à Dakar
Quitter en voiture les choses courantes, libre
Goûter un premier cru de Bourgogne en cuisinant un nouveau plat, miam

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