Gardienne du temps de la sagesse (Nicole Gravel)

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L’homme immature faible perturbe, trébuche.
Fuit l’introspection des remises en questions projette la faute
Corrompt en brandissant le drapeau de l’argent
Indécences de ses insignifiances n’en mesure pas la portée
Les recouvre sous des myriades de couverts
S’octroie le droit du poids des lois du silence et de la sentence
Intente le procès pour toutes formes de résistances
Contraint par le poing le viol la torture le lavage de cerveaux la conspiration…
Commet ses crimes immondes sans réaliser qu’ils sont tous contre son humanité

L’homme impie de l’ombre impuni de ses abus
Bien qu’il saisisse le pouvoir abyssal des femmes
Une vive répulsion l’installe dans une jalousie maladive
Conforte son obsession pour la domination,
Mots du frêle des pacotilles du camouflage
D’invectives de ritournelles, d’injonctions de tracts.
Par les mots qui ricochent
Voilent son violent désir possessif, plan machiavélique
Anéantir l‘emprise de la gardienne de la vie
Taire tous ces désirs, l’essence même de son esprit,
Muselant emmurant la femme,
Dans le flou le sombre de l’antre
Violent l’essence même de son esprit,
Qu’il considère comme une servile serve, l’invisible féminin

Mais la pulsion de vivre bien en elle plus fortes, bien plus, elle triomphera.
Une légende amérindienne
Peuple les nuits le jour de la vie au temps de la sagesse
Sur les eaux en radeau ou en canot femme mature
À la dérive du haut vers le bas Canada
Haute rive perspective d’un tumulte à venir.
Toi la femme des bois, des toits ciel ouvert, du véritable
Des enseignements féconds des lois élevantes,
De la nature, des terres fertiles des eaux limpides des plantes aborigènes
Du temps dans le moment ensemble avec le haut et le bas.
Que t’arrive-t-il mon amie?

Rien n’est perdu comme rien ne se perd
Puisqu’il y a l’homme avec un cœur qui bat pour elle et elle pour lui,
Continent en soi terre d’accueil, lieu qu’ils chérissent comme ces peintres;
Enduisant de miel du bol duc des ruches ses toiles de son aimante Lotus frémissante,
Le Papy peint l’enchevêtrement de nuit de mots, Triste mémoire son éternité sa Pauline

Il y une femme talentueuse en chacune d’elles
Qui n’a plus besoin de se taire, de se masculiniser de renier son nom
Elle assure sa pérennité propulsée dans la lumière de ce monde naissant
Révèle sa matière brute sauvage son identitaire pure d’origine
S’unit par son choix à son amant dans des cris de joie
Complices de l’aimable de la délectable mère de son identitaire
Elle danse couleurs arabesques rondes ondulantes sous le son des tam-tams
Co-construit le monde en son fleuve sur sa rivière se sentant désirable entière altière
Sur les eaux du monde en radeau ou en canot voici la gardienne de toutes les Nations

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