La muse (Pierre Charles Généreux)

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Les ténèbres du vide et de la page blanche,
Ne peuvent être vaincus que par l’eau et le feu
J’ai suivi ton chemin, mis ma main sur ta hanche
L’un supportant l’autre, le besoin d’être deux.

Tu m’as soufflé les mots et je suis l’interprète.
Tu es la musique que je ne peux chanter.
Aussitôt que mes doigts volent sur le papier,
Ton souvenir évoque une rime parfaite.

Le jour, tu fais ton nid pour mes nuits d’insomnie,
Brisant les clôtures, me voici affranchi.
La peur de manquer d’air, perdu quand j’ai le blues,
M’enhardie de chercher un trésor sous ta blouse.

Mon cerveau s’est ouvert, une déflagration.
Je fourmille d’idées quand nous nous embrassons,
L’envie d’aller plus loin, de te prendre en secret,
Supporter en silence, de l’amour, le décret.

J’y mettrai tout de moi pour que jamais ne s’use
Le tranchant de l’épée qui m’a fendu le cœur.
Et pour n’en rien laisser, célébrer le bonheur,
Du ciel qui m’a offert le cadeau d’une muse.

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