Sur mon dériveur (Hélèna Courteau)

Je me laisse délirer en paix
L’eau garde la mémoire et la défait
La mer invente des récits comme un baume.
J’erre à jamais

L’Île d’Anticosti, Terre-Neuve, Saint-Pierre-et-Miquelon
Puis au large au nord du nord
Le Groenland
L’univers s’étend sans cesse

J’apprendrai le danois
Une langue que tu ignores
Ne connaîtrai pas de repos
Debout je porterai le vent

Au plus fort de l’euphorie des années
Sous l’éclat des soleils d’hiver
ma peau se tannera
Fière, je te rapporterai tous les contes

Ferme la lumière
Embrasse-moi
Remonte la couette jusqu’à ton nez
Nous repartons demain, ensemble

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