Il suffirait d’y croire (Pierre Charles Généreux)

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Que me sert-il de marcher, si noire est la route,
Si chaque pas posé m’éloigne encore de toi,
Qu’on n’y trouve à la fin qu’un lieu vil et sans lois?
Tristement s’est rouverte la blessure du doute.

Que me sert-il de voler, le vent me trahit.
Si le ciel s’est bouché, qu’on a rien sous les ailes,
Que la terre est noyée en tout ou en partie,
Que tout part de travers, qu’un mistral me harcèle?

Que me sert-il d’aimer si mon cœur se referme?
S’il est devenu creux, que plus rien n’y palpite?
S’il est sourd au bonheur, se faisant, qu’il n’hérite
Que de fausses ardeurs, de toxiques épidermes?

Un autre soleil point, je vois germer l’espoir
De pouvoir te parler cent soirs et cent matins.
M’habiller de ta peau, me fondre dans tes mains,
Admettre en mon esprit qu’il suffirait d’y croire.

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