Prendre la route (Pierre Charles Généreux)

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Quand on prend la route pour la grande aventure,
Pour déployer ses ailes ou pour fuir en avant,
Quand la foi s’est brisée sur le roc affleurant,
On peut faire des milles et marcher à la dure,
Ployant sous un fardeau bien trop lourd à porter,
Ramassant les morceaux, nulle part où aller.

Quand on prend la route souvent sans lendemain,
On a déjà brulé tous les ponts derrière soi,
L’espoir d’une maison, le comment du pourquoi,
Un chagrin imbuvable, un retour du destin,
Des étreintes tueuses, la perte d’un enfant,
Plus rien dans le cœur, que soi-même, droit devant.

Quand on prend la route, c’est qu’on a tout perdu,
Qu’on vous a expulsé, qu’on vous jette à la rue.
On vous juge infécond, vous voici congédié,
La place est alors prise, on vous a marchandé.
On devra descendre travailler dans la mine,
Perdre sa jeunesse, suer dans une usine.

Quand on prend la route, c’est qu’il existe encore
L’espérance de formidables allégresses.
Ma bouche sur tes seins, ma tête sur tes fesses.
Te revoir c’est tout ce que je possède en or.
Il ne restera rien du doute que j’avais,
Qui me dépasse. L’amour ne meurt jamais.

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