Désolée (Nicole Gravel)

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Visage rouge, elle rumine.
Désolée, les maladresses n’excusent rien
Prétendre ceci cela ne change rien à l’affront.
Debout devant une foule elle écoute les mièvreries qui l’affligent.
Douleurs serpentines devant la cour pleine de commères
Ces commères aux appétits débordants pour les cancans.
Elle tente de faire comme si comme rien, sourire pincé, souffle coupé.
Un dragon rugit en son ventre
Ses poings se ferment prêts à marteler les méprisants.
L’ambiance pesante altère son désir d’y être
La sortie de secours l’informe de l’urgence d’agir.
Leur vision, les mots picossant, l’odeur de la salle, montent la nausée.
Le serveur bien intentionné lui verse une eau pétillante
Suit les hoquets, la larme à l’œil, décidément son corps lui parle.
Autant de roturiers, autant de disgrâces, quelle soirée!
Tout tourne à contre sens, à l’opposé du prévu, décidément!
On devait la gratifier, au lieu d’avoir une attitude irrévérencieuse à son égard.
Elle entend une voix d’enfant, elle a en main un bouquet de roses mauves
Elle s’avance lui sourit c’est votre nièce elle monte sur la scène vous le tend
Elle vous invite à regarder au loin, Eh oui! Vous êtes aux insolences d’une caméra
Heureusement vous n’avez pas levé le poing, riposté, injurié.
Considérons chaque moment de notre existence se jouant devant la caméra de notre conscience
Qu’en serait-il de nos vies, je parie pour le bonheur.

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