La soif que rien n’étanche (Pierre Charles Généreux)

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J’essaierai d’effacer, de mon deuil, le retable,
Arraché d’un amour, fauché en pleine gloire.
La chérir tous les jours, l’aimer et la revoir,
Restera, pour longtemps, ma soif insupportable.

Le plus vif des tourments: de la savoir à lui.
Me faut-il, en entier, découvrir ma faiblesse?
Cette lame en mon cœur qui me tue, qui me blesse
Pensées adultères, la soif qui m’engourdit.

Quand volent mes cartes, quand mes dés sont jetés,
Quand tous mes jeux sont faits, que tourne la roulette,
Que j’ai déjà perdu, que j’en oublie ma dette,
Ne reste que l’espoir, la soif de tout risquer.

La poursuite du vent, la quête du surhomme,
Des plus nobles destins, de l’or et des royaumes,
Ne me vaudront jamais, sur la vie, de revanche.
Je devrai vivre avec ma soif que rien n’étanche.

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