Blanche et Marie ou le mal d’amour (Pierre Charles Généreux)

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Blanche exhibe en riant sa blondeur admirable.
Marie la fixe comme le ferait le diable,
La pâleur de sa chair, ses jambes infinies,
Ses fesses équatoriales et son dos assorti.

Marie, c’est la passion, un éclair, un flambeau,
La chaleur du soleil sur les plaines andalouses,
La fureur, la force des guerrières toungouzes
Ses cheveux sont de jais, les ailes d’un corbeau.

Blanche, de son côté, n’est que joie et candeur,
Un esprit papillon qui aspire au bonheur,
La longueur de son pas, c’est le vent dans les blés,
Elle connait, du plaisir, les gestes familiers.

Marie, l’amie fidèle, une main secourable,
C’est la sœur qu’on voudrait, courageuse et capable.
Qui aurait cru qu’elle dut porter un tel secret?
Qui put imaginer que son cœur souffrirait?

Comment lui avouer, de ses ardeurs, la flamme?
Blanche… son mal d’amour. Dans la nuit, elle devient
La douce incarnation de ses rêves lesbiens.

Les hommes auront sa peau… et sa bouche… et ses seins…
Monte la jalousie… la colère et sa lame …
Elle devra purger seule un chagrin qui désâme…

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