Moins que rien (Nicole Gravel)

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Je ne porte rien
Je ne pense rien.
Rien,
Rien d’absolument valable
Rien qui n’attire l’attention.
J’erre sans plus
Je suis un reflet
Des histoires vides
Des encombrants, des remisés.
Je suis celui qu’on entasse
Au cas où.
Ce cas où
Qui ne vient jamais
Placé dans un recoin
Sans logique de le maintenir
Sans mémoire de son passé.
J’attends qu’on me découvre
Mais plus avance le temps
Plus on me recouvre.
Je suis sous la pile
Empoussiéré, ma voix s’éteint,
Mon regard s’embue
De vos sourires ironiques.
De l’autre côté de la rue
De la ville de l’univers
Cheveux gris, dos vouté
Survient un évènement
Impromptu, inespéré
Leur maison passe au feu.
Survi un coffre intact
Dedans s’entassaient vos poésies.
L’empressement s’empare
Affolé et aveuglé de tant d’errance
Comment avez-vous pu!
Classant désespérément vite
Chez l’éditeur vous accourez.
Intriqué à quand remontent-elles.
Plus petit que votre ombre
Heureusement votre nom y figure
Au bas de chacune de vos poésies.
On vous somme
Vous de l’ombre
D’emprunter le tapis rouge
La tribune vous appartient.
Qu’allez-vous en faire!
La lumière s’en chargera
En votre honneur.

Moins que rien20210503_171135

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