Lolita (Hélèna Courteau)


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Libre dans des bras anonymes
Sanguine au seuil de la jeunesse

L’obscur objet du désir
en équilibre sur le fil
Mes nuits sont cruelles
Je ne suis pas belle, je suis pire

Lolita chante
Mes yeux embrasés vous soumettent
Lolita danse
Mon double m’entraîne hors de vous

Lola revient toujours
Inlassablement
comme la louve vers sa proie

Illusoire collégienne
le personnage est fait de chair surtout de sang
rêvée par les juges de la beauté

Les propriétaires de l’éros
sont confondus
À l’agonie, ils pleurent leurs vains aveuglements

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