Prisme (Nicole Gravel)

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Le petit bonheur après la pluie
Un prisme de lumière,
Ami du temps, des éléments
A pris son temps pour livrer
Une chorégraphie d’un ballet parfait.
Mise en mouvement par le souffle
Sur une trame de fond, comme un dépôt
Pour ses gouttes, ses vapeurs d’eau.

Une trouée dans le nuage flirte avec les rayons
Lumière déverse, disperse ses teintes,
Le temps, les éléments les considèrent.
Rien pour s’attarder, laissant pourtant au temps
Le temps de lever les sourires tous captifs, attentifs.
Conquis yeux mi-fermés montent vœux à la volée.
L’arc inspire de teinture leur furtive fugitive envolée,
Au-delà des nuages diaphanes translucides, s’élèvent
Les promesses chargées d’une force pulsatile.

Particules lumières enduites tissées serrées
De vœux souples légers adressés comme une offrande
Au plafond du ciel se retrouvent en suspension.
Par quelques procédés, une fois presque oubliés
En cadeaux ils se transforment.
Considérant le temps, les éléments,
La nature d’âme des vœux,
En manne retombent sur eux
Dans leur désert fleurissent les cactus

L’inattendu déferle défie l’intangible, l’insondable
La magie opère, force l’ignorance à découvert
L’espérance gratitude complice, l’indispensable
Avec les nuages les couleurs, les vœux les éléments,
Les percées offrent l’occasion de s’élever.

Dans la chair au cœur du prisme
Ils ont voyagé jusqu’ici
Pour jeter un regard, une touche au bonheur.
Simplement séduits, nous les avons saisis.
Ces instants où le sacre des vœux s’ajoutent au paysage,
Aux poussières de nos aïeux, au futur qui dépendent,
De nos délices liant l’ensemble de nos vies.

Le soir, les heures passent menant jusqu’à la nuit
Déjà on les envisage, volets grands ouverts
La lune luit en ce ciel d’hiver.
Malgré le poids du temps, de l’éphémère
Seul subsiste ce moment à vivre,
Le merveilleux, si précieux, on le savoure si fort
Encore dans tout le corps.
Sans retenir, s’en que l’on sache, se détache
La vieille carapace avec ses envies
Ses guerres, ses folies meurtrières.
Torrent torrentiel précipite
Survient le temps du dégel du fluide.

L’eau coule sur la peau,
Larmes et drames s’évanouissent
En petits morceaux se morcèlent, s’exhument.
Cambrant le corps, l’esprit invente.
Dans son lit retrouve le mouvement,
Ses élans, ses saveur, ses vapeurs, ses odeurs ineffables.

Les secondes plus longues que les siècles passés,
Invincibles elles inondent nos retrouvailles.
Entrailles dépouillent
Immobiles repus à savourer nus.
Paradoxe, nous sommes fort fragiles
Semence arbre forêt ciel tout à la fois.
L’empreinte se fixe à nos racines, déracinent.
Prisme à nouveau, nous glissons
Vers la couleur du jour qui se lève.

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