Des saisons et des sœurs (HÉLÈNA COURTEAU)

ÉLP

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Le soleil est regardé en face, lentement les ombres s’allongent
En redessinant la géométrie du sol.

Il y avait toi ma sœur, une pierre dans la poche
Posée près du lit refait
Il y avait le ratissage des feuilles
La résistance au temps qui fuit
L’ancrage aux quatre saisons.

Il y avait le précieux visage
Qui frémit devant les espaces blancs
Qu’elle veut combler d’argousiers
Plantés selon le vent.

Il y avait le peu et le tout
L’azur qui ferme la marche
Qui fait mentir l’innocence vaincue.

Et l’hiver, j’écoute encore
Contre les usages de la force
Immergée dans la nature, apostasiée
comme un passe-muraille
Les images argentiques d’un monde magnifié.

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