Vagabonde (Nicole Gravel)

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Vagabonde se faufile

Par une pensée soudaine, vagabonde se veut légère furtive auprès de celui-ci

Baigné de sensations tièdes, son corps endormi s’étale, s’enfonce sous les draps.

Habitée par la grâce bleutée du petit matin de notes qui s’estompent au loin,

Il ne se doute pas de sa présence de ses plans. Ah! S’il savait.

Vagabonde prépare le terrain

Vagabonde s’invite, s’immisce sous les paupières férocement closes

Vagabonde progresse, ose une certaine influente trajectoire

Son grain d’idée ensemence et engrange le continent des mémoires

Son souffle doux sucré du pollen des fleurs digitalise, texturise l’idée.

Un goût  d’herbes fraîches, coriandre transparence d’eau gicle, imprime le bonheur.

Tous tissent le chemin vers la réponse à une question malmenée, délaissée.

Question existentielle enfouie dans les replis de l’esprit perplexe saturé du rêveur.

L’esprit clair-obscur du diurne s’allie et s’anime comme un amant au nocturne

Vagabonde complice des deux, le jour la nuit, les manie assez aisément en son esprit.

Puis, formule gauchement une idée pas complètement juste mais assez

Pour que s’édifie sa construction tangible, crédible et recevable pour celui qui est endormi.

Comme celle qui parle d’humanité, d’eau de fontaine, d’homme et de femme.

Vagabonde interroge le dormeur, lui propose

Si l’ensemble de l’humanité se résumait à de l’eau

Celle contenue dans un verre clair, l’eau puisée d’une fontaine

Eau qui lessive toutes les surfaces, eau d’un verre qui s’étale sur une nappe.

Monde d’hommes et de femmes décondensant tout confondu

D’une goutte à l’autre qui différencierait l’un de l’autre.

Moitié de l’humanité reliée réalisant l’union émergente

Parti du verre plein avide pour un verre vide exultant

Dans des espaces tangibles chargés de promesses.

La nature de notre substance d’eau de mer et d’eau douce

Comme les larmes des mères et des pères, des pluies des océans

Polissent adoucissent l’amer amertume, l’abrupte, le dur.

L’eau des terres désaltère, lave, fait germer ses pousses

Comme ses glaces, ses lacs, ses étendues recouvrent les surfaces

Capture la lumière et les goûts sur la langue complice de l’enfance.

Disons-le, dans le fond  l’idée ce n’est pas la mer à boire,

Simplement  une brèche du désuet de la préhistoire

Maintenu captif dans ce présent au goût décadent

Que l’on  voudrait pour toujours remiser aux oubliettes.

Vagabonde prend son respire

Serons-nous à jamais objet de convoitise de sustentions.

Où deviendrons-nous le sujet principal de notre histoire.

Pour ce faire, nous devons renoncer à toutes nos dissonances

Nos présomptions, nos prétentions, nos suppositions, nos exigences

Notre côté prédateur prédatrice, harceleur, harceleuse…

Vagabonde satisfaite se retire pour aller vers ceux

Du jour rêvassant dans la lune.

Celui endormi s’éveille avec le goût d’une vague idée

Et surtout d’une envie folle intense d’avaler un grand verre d’eau.

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