Funambule déambule (Nicole Gravel)

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Funambule déambule
La nuit velours dehors
La lune ronde jolie
Le tient en jeu en mire
De noir vêtu confond le ciel
Funambule brique l’ivresse
Le vide sa maîtresse

Les tours immenses sombres
Son visage s’épanche
La ville survole ses yeux
Son regard vise le bas repense
Le mouvement en mesure sonore
Bascule acrobate transfert du poids
Jongle d’un pied à l’autre danse
En contrebas le vent le néant.

Le pied avance frôle le vide
En terre inconnue ne craint
Les vertiges les sueurs
Au lit dorment depuis minuit
Ses enfants de l’esprit sages
De jour, turbulents le hantent
Puisque le soleil dort le calme

Sa ficèle entre deux gratte-ciel
Entre les deux sert d’échafaud.
Il s’accroche sans filet compte
Sur la bienveillante fée Carabosse
Pour éviter la chute son intime
Son corps stigmate le témoin.

Il se faufile sur un fil de fer
L’aventure frileuse l’amadoue
Le vent s’ajuste juste assez
Le parapluie bleu l’invite
Des culbutes à petits pas
Le ballet s’exécute seul

Son visage livide pâle
Sa peau poudre moite
La mort le courtise.
Leur rendez-vous prévu
Dans l’agenda rabougris
Elle devra ventriloque dire
Ses ardeurs camouflées

Ce soir il vivra pour le thrill
Pour les prouesses aériennes
Demain l’idylle incertaine
Chose d’avance assurée
Sur un blanc fil la nuit
Il finira en volante fatale descente
Chute vertigineuse comme l’abysse
Son destin abrupt la solitude

Funambule déambule20210610_200312-1 (3)

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